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Adaptation (Psychologie)


Ajustement d’un organisme à son milieu. ― L’être vivant dispose d’une certaine plasticité grâce à laquelle il lui est possible de rester e n accord avec son environnement et de maintenir l’équilibre de son milieu intérieur.

Lorsque cette qualité fondamentale, qui définit et caractérise l’être vivant, est mise en défaut, il se produit des « maladies de l’adaptation », que le canadien Hans Selye a bien étudiées. D’après ce savant contemporain, tout agent nocif, physique ou chimique, stimulant nerveux (émotion ou excitation sensorielle, par exemple), infection, etc., qui risque de détruire l’équilibre de l’organisme, déclenche un ensemble de réactions, liées à un double processus, nerveux et hormonal.

La plupart du temps, cela suffit pour résister à l’agression, mais parfois, quand l’action délétère se maintient trop longtemps, le corps ne peut plus s’adapter; il s’affaiblit, s’épuise et meurt. Dans d’autres cas, la réaction adaptative dépasse son but  alors même que l’excitant n’agit plus, l’organisme continue de réagir, et ce nouvel état évoluant pour son propre compte devient pathologique (rhumatisme, par ex.).  Une bonne adaptation sociale est difficile à réaliser et les sujets inadaptés sont fort nombreux. Les débiles, les caractériels, les délinquants et les malades mentaux sont tous, à des degrés divers, des sujets qui n’ont pas réussi à s’adapter à leur entourage. (V. caractériel, débilité mentale, délinquance, homéostasie.)