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Alcool (Psychologie)

[Ethylique], terme, d’origine arabe  (aI-Kohol,  la  chose subtile, l’illusionniste),  servant  à  désigner toute sorte de spiritueux. — C’est une substance de luxe, plutôt qu’un aliment, que les hommes consomment, depuis la plus haute antiquité, pour l’excitation et l’ivresse qu’elle entraîne. Il n’est guère de cérémonies religieuses ou officielles, de fêtes, de réjouissances, où il n’apparaisse, ne serait-ce que sous une forme symbolique.  Son  action  rapide  sur  les centres nerveux supérieurs se manifeste par l’impression de soulagement des soucis, la diminution des contraintes morales et une sensation de bien-être, de confiance en soi. Cependant, son ingestion exagérée est dangereuse, parfois même mortelle.

A dose modérée, l’alcool a des effets que seuls des examens de laboratoire peuvent mettre en évidence l’attention est affaiblie, les réactions plus  lentes, et,  malgré  l’existence d’un sentiment trompeur de force et de puissance, le rendement dans le travail, les performances sont diminués. De nombreux accidents du travail (25 p. 100 des cas) et de la circulation  (40  p.  100)  lui  sont imputables. Aussi, en  Fronce, par décret du 18 juin 1955, la recherche de l’alcool dons le sang des auteurs et des victimes de certains accidents routiers a été  rendue obligatoire, afin de déterminer avec précision les responsabilités de chacun et fixer les sanctions éventuelles.