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Alimentation

Action de nourrir, de se nourrir. ―— Le problème de l’alimentation intéresse le psychologue pour plusieurs raisons, dont la principale est son retentissement sur le développement mental des individus. Dans l’Antiquité, déjà, on établissait un lien entre les habitudes alimentaires des populations et leur tempérament. Les unes, qui se nourrissent de laitage, sans consommer la chair de leurs troupeaux (les « galactophages », d’après Homère), seraient composées d’hommes justes et bons, tandis que les autres, carnivores, seraient cruelles et violentes. Mais, davantage encore que les coutumes alimentaires et leurs relations avec le caractère, les troubles et les déficiences de l’alimentation préoccupent le psychologue. Il a été établi, en effet, que des troubles mentaux, des psychoses pouvaient être dus à des carences alimentaires, et que la sous-nutrition chronique est responsable du mauvais développement intellectuel et moteur des enfants. Ce phénomène s’observe dans les couches pauvres de la population et, à l’échelle mondiale, dans tous les territoires, d’Afrique et d’Asie surtout, où règne encore la faim. (V. psychose.)