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Arriération (Psychologie)

Etat d’un enfant ou d’un adulte retardé dans son développement. —— Ce retard, qui s’évalue relativement à la moyenne du groupe auquel appartient l’individu considéré, peut être global ou, au contraire, n affecter qu’une partie de la personnalité. Lorsque les fonctions psychiques sont atteintes le sujet est incapable de réussir dans la vie; s’il s agit d’un enfant, il se révèle inapte à apprendre, naïf et égocentrique, sans originalité; souvent, il devient une charge pour sa famille ou la communauté. Dans les arriérations mentales, on distingue l’arriération intellectuelle (communément appelée arriération mentale) et l’arriération affective, qui prend fréquemment l’apparence de la première. L’arriération intellectuelle correspond à une insuffisance congénitale du développement de l’intelligence, qui se manifeste précocement et ne peut, en principe, jamais être comblée. Selon l’importance du retard, on distingue les idiots, les imbéciles et les débiles mentaux. Habituellement, on considère que l’arriération mentale est due à une atteinte organique du cerveau, consécutive à une maladie de la mère pendant la grossesse (comme la rubéole), à un traumatisme crânien au moment de la naissance (quand il est fait usage des forceps, par exemple), à une encéphalite, etc. Cependant, il existe d’autres états d’arriération intellectuelle dont les causes restent inconnues, mais qui semblent en relation avec une « négligence culturelle » (comme dans le cas des enfants-loups) ou avec une carence affective précoce.

L’éducation des enfants arriérés se fait dans des classes spéciales. Elle consiste à leur enseigner seulement ce qu’ils sont susceptibles d’apprendre et pourront utiliser, plus tard, lorsqu’ils seront devenus des adultes. L’arriération affective*, qui apparaît le plus souvent chez des individus d’intelligence normale, correspond à une immaturité psychique, par suite d’une fixation à un certain stade de l’enfance; elle se manifeste, essentiellement, par l’attachement excessif aux parents, l’absence d’autonomie, l’égoïsme et la puérilité du jugement. Au contraire de l’arriération intellectuelle, qui est définitive, l’arriération affective peut évoluer favorablement sous l’influence de la psychothérapie.