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Biotypologie

Science qui recherche, pour chaque individu, les relations passibles entre la structure du corps et le comportement psychologique. — A l’origine, la biotypologie était fondée, surtout, sur les mensurations corporelles (la taille, le poids, la musculature, la forme du crâne…), mais, de plus en plus, avec le développement de la science, elle fait appel à de nouvelles disciplines (endocrinologie, criminologie, électro-encèphalographie, groupes sanguins…). Le biotype d’un individu, c’est-à-dire son apparence physique, donne une impression, souvent valable, de son tempérament.

Ce fait empirique fut vérifié par plusieurs auteurs, qui essayèrent de différencier les sujets selon leur morphologie et leurs caractéristiques physiologiques, puis de les classer en quelques types principaux. Parmi les typologies les plus récentes, nous retiendrons celles du Français Sigaud (la Forme humaine, sa signification, Paris, 1914), celle se l’Allemand Kretschmer et de l’Américain Sheldon. Sigaud distingue le type respiratoire au large thorax, le digestif à l’abdomen volumineux, le musculaire dont les membres sont longs, et le cérébral, qui porte, sur un corps grêle, un crâne développé. De son côté, Kretschmer, observant les malades mentaux, remarqua que les mélancoliques et les maniaques euphoriques étaient généralement petits et gros, tandis que les schizophrènes, indifférents, apathiques, possédaient un corps long et frêle. Il appela les premiers « pycniques-cyclothymes » et les seconds « asthéniques (ou leptosomes) – schizothymes ». Par la suite, il ajouta le type « athlétique-épileptoïde» et le type « dysplasique », bien moins individualisés sur le plan du caractère.

Sheldon, opérant sur un très grand nombre de sujets normaux, trouva aussi trois types morphologiques principaux, qui s’apparentent de très près à ceux du système de Kretschmer : l’endomorphe, arrondi, l’ecromorphe, allongé, et le mésomorphe, musclé. A chaque type morphologique correspond un ensemble de traits de caractère fondamentaux, appelés viscérotonie, cérébrotonie et somatotonie. Le tableau ci-dessous résume les correspondances essentielles.

Dans la vie pratique, il est extrêmement rare de rencontrer des individus appartenant à l’un des trois types. En général, l’homme de la rue est un composé de ces tempéraments, où l’on distingue, parfois, une caractéristique dominante. (Y. cérébrotonie, cyclothymie, dysplasie, ectomorphe, endomorphe, épileptoïde, leptosome, mésomorphe, pycnique, schizotbymie, somatotonie, typologie, viscérotonie.)