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Catharsis

(Du gr. katharsis, purification, purgation). Ce mot fut initialement employé par Aristote, dans sa Poétique, pour définir l’effet bienfaisant de la représentation dramatique sur les assistants. Ceux-ci sont rarement des spectateurs passifs. Le plus souvent, ils participent à l’action — sur un plan imaginaire — en s’identifiant à l’un des protagonistes de la tragédie qui se joue et en ressentent les émotions. A la fin du siècle dernier, le terme de catharsis fut repris par S. Freud et Breuer pour désigner l’effet salutaire provoqué par le rappel à la conscience d’un souvenir à forte charge émotionnelle, jusque-là refoulé.

La méthode cathartique est utilisée en psychologie, pour sa valeur thérapeutique. Les techniques employées varient de la psychanalyse classique au psychodrame (sorte de jeu théâtral improvisé). Avec les enfants, on se sert surtout du jeu libre, grâce auquel les tendances profondes peuvent s’exprimer spontanément. Des figurines en pâte à modeler, des poupées ou des marionnettes, symbolisant les personnes de leur entourage (parents, frères et sœurs…), peuvent être maltraitées ou détruites sans crainte de représailles, ce qui permet aux jeunes patients de se purifier de leur agressivité et de leurs angoisses.