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Clinique (psychologie)

[du gr klinê lit] Ce n’est pas comme on pourrait le croire, l’étude psychologique du patient au lit, ou la psychologie des maladies mentales, mais, simplement, une méthode particulière de compréhension des conduites humaines C’est, essentiellement, une psychologie « en deuxième personne » (par Opposition à la méthode introspective ou « psychologie en première personne », et au béhaviorisme ou « psychologie en troisième personne » ). Elle vise à déterminer à la fois, ce qu’il y a de typique et ce qu’il y a d’individuel chez un sujet considéré comme un être humain concret aux prises avec une situation déterminée. S’efforçant de comprendre le sens des conduites elle analyse les conflits de la personne (ou du groupe) et ses essais de résolution. La psychologie clinique utilise les renseignements fournis par l’enquête sociale (témoignages recueillis dans l’entourage du sujet) les techniques expérimentales (tests d’intelligence, de caractère…), l’observation du comportement, l’entretien en tête à tête, les données de la biotypologie et celles de la psychanalyse. Ensuite, elle s’efforce d’intégrer tous les éléments recueillis dans une représentation d’ensemble suffisamment cohérente du comportement du sujet dont elle veut faire apparaître les motivations et la signification profondes. A partir de l’étude approfondie de cas, la psychologie clinique espère parvenir à une généralisation scientifique valable. (V. béhaviorisme, biotypologie, introspection.)