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Conversion

Transformation d’une émotion, d’un affect refoulé, en manifestation corporelle. — La tendance proscrite, ne pouvant apparaître librement à la conscience sous peine de susciter de l’angoisse, s’exprime symboliquement par un symptôme somatique. Le langage du corps remplace la parole. On observe alors des paralysies sans atteinte du système nerveux, des cécités ou des mutités sans lésion des organes de la vue ou de la phonation. Le trouble est fonctionnel et correspond à une finalité inconsciente. Le choix des organes a aussi un sens que l’exploration de l’inconscient, par la narco-analyse, les tests projectifs ou la psychanalyse, permet de comprendre. La conversion, considérée comme une défense contre l’angoisse, est le mécanisme fondamental de l’hystérie. Etant avant tout une fonction d’expression émotionnelle liée au système de relation, elle ne doit pas être confondue avec les réactions neurovégétatives (pâleur, rougeur du visage, ulcération de la muqueuse gastrique) provoquées par les émotions, auxquelles sont sujets beaucoup d’individus nerveux ou anxieux. (V. psychosomatique.)