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Crime

Infraction grave à la loi morale ou civile. — On distingue deux grandes catégories de crimes ceux que l’on peut appeler « pathologiques », parce qu’ils sont commis par des sujets atteints de troubles mentaux, et les autres. Les crimes pathologiques sont relativement peu nombreux :

1. Ils sont le fait d’épileptiques, dans la période de confusion mentale qui succède à la crise comitiale. L’acte, d’une extrême violence, jaillit soudainement; des personnes, le plus souvent inconnues, sont agressées et frappées avec n’importe quel instrument. Après la crise, le malade n’a aucun souvenir;

2. L’homicide absurde, brutal et inattendu est commis par de jeunes schizophrènes. Parfois, c’est l’être le plus cher, la mère, qui en est la victime;

3. Les paranoïaques et les délirants arrivent par une suite de déductions fausses à rendre autrui responsable de leurs malheurs et de leurs souffrances. Ils se croient persécutés et méditent de supprimer leur prétendu persécuteur, qui peut être une personne neutre ou même bienveillante de leur entourage. Leur crime est, à leurs yeux, un acte justicier.

La deuxième catégorie de crimes groupe ceux que l’on n’ose appeler « normaux ». Ils sont le fait d’individus ni névrosés ni fous, qui ont choisi par leur action de s’isoler de la société.

Pendant longtemps, celle-ci s’est contentée de se défendre en excluant et en châtiant les criminels. Mois avec les progrès des sciences humaines depuis un siècle, médecins et psychologues se posent la question de savoir comment un être humain en arrive ou crime. Pourquoi commet-il l’infraction grave à la loi de la société qui va le bannir? Peut-on l’amender, le rééduquer, e réadapter socialement ? Une nouvelle science, la criminologie, s’est constituée, groupant des spécialistes de diverses disciplines (biologistes, sociologues, médecins, psychologues, juristes), qui s’efforcent d’étudier le criminel et de le comprendre. (V. comitialifé, schizeplirénie.)