«

»

Dépression

Etat morbide plus ou moins durable caractérisé par une diminution du tonus et de l’énergie. — Anxieux, las, découragé, le sujet déprimé est incapable d’affronter la moindre difficulté. Il ne prend plus aucune initiative, par manque d’intérêt et de volonté; il souffre de son impuissance et a l’impression que ses facultés intellectuelles (attention, mémoire) sont dégradées. Le sentiment d’infériorité qui en résulte augmente encore sa mélancolie. On distingue, à côté des états dépressifs constitutionnels, relativement peu nombreux, des dépressions réactionnelles aux difficultés de la vie (conflit avec un supérieur hiérarchique, avec le conjoint, avec les enfants, solitude, deuil, etc.) Le surmenage, un régime alimentaire; trop sévère peuvent entraîner aussi la dépression nerveuse, qui se traite par la cure de repos et la psychothérapie.

Chez le jeune enfant, la « dépression anaclitique » (R. Spitz) est un maladie grave consécutive à la séparation brutale d’avec sa mère D’abord exigeant et pleurnicheur, le bébé finit par refuser tout contact humain. Couché à plat ventre dan son lit, il dort mal, ne progresse plus dans son développement psychomoteur, perd du poids et tombe dans un état léthargique. Si la séparation affective n’excède pas trois à quatre mois, ces troubles sont susceptibles de disparaître. Au-delà, le pronostic d’évolution reste sombre. (V. carence affective, hospitalisme, Spitz.)