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Dessin

En psychologie, ce terme dépasse la seule représentation au crayon ou à la plume. Il désigne aussi bien le dessin coloré aux crayons de couleur qu’à l’aquarelle. Les psychologues l’utilisent surtout avec les enfants. On l’emploie comme test de développement mental, comme moyen d’étude du caractère et d’investigation psychanalytique.

Le dessin de l’enfant suit son développement psychologique. De deux à trois ans, il ne peut que gribouiller, ensuite il essaie de respecter un modèle et à cinq-six ans il sait « dessiner ». Jusqu’à six ans, tous les enfants, quelle que soit leur origine ethnique ou socio-culturelles, dessinent de la même manière. En leur demandant de dessiner un « bonhomme », la psychologue américaine Florence Goodenough a établi un bon test d’intelligence, simple et séduisant, qui permet de contrôler aisément leur niveau intellectuel. Il existe encore d’autres tests de dessin, destinés aux mêmes fins, qui consistent à reproduire des formes géométriques (Rey, Benton…).

Pour étudier le caractère des enfants, on utilise le dessin libre (« Dessine ce que tu veux s) ou à thème (« Dessine un arbre, ta famille, un rêve… s). On tient compte, à la fois, de l’aspect formel des dessins (emplacement sur la feuille, appui du trait, choix des couleurs) et de leur contenu, qui révèle le monde enfantin, ses expériences vécues, directement ou sous forme symbolique.

L’enfant aime dessiner. C’est son moyen d’expression favori (avec le jeu). Aussi les psychanalystes d’enfants se servent-ils du dessin pour comprendre les drames enfantins et aider leurs jeunes patients à les surmonter. (V. psychothérapie.)