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Fatigue

Impression de malaise et diminution de la capacité d’agir qui apparaissent après un effort important. ― Réaction normale, elle est, àla fois, signal d’alarme et mise en jeu des défenses de l’organisme. La fatigue aiguë (celle qui naît d’une longue marche, par ex.) cède rapidement avec le repos. Au contraire, la fatigue chronique, consécutive à un effort journellement répété, a des effets durables qui lui donnent un caractère pathologique. On l’observe aussi bien chez l’ouvrier qui effectue un travail monotone, à un rythme rapide, dans un atelier bruyant, que chez l’homme d’affaires ou la mère de famille nombreuse. Elle est la conséquence directe de leur vie trépidante, où se multiplient les soucis et les tâches simultanées. Il s’ensuit une usure nerveuse qui se traduit par une asthénie (manque de forces) généralisée, des douleurs diffuses (dans le dos, l’abdomen), des difficultés intellectuelles (instabilité de l’attention, pertes de mémoire), des modifications du sommeil et de l’humeur (irritabilité, pessimisme, anxiété, indécision) et, parfois, des troubles psychosomatiques (ulcère gastrique, hypertension artérielle) ou mentaux. La fatigue nerveuse est une plaie du monde moderne. On évalue à un tiers la proportion des travailleurs présentant des manifestations névrotiques consécutives à la fatigue. Le traitement curatif est, essentiellement, le repos au grand air, mais le véritable remède est préventif il consiste à aménager le travail de façon à supprimer les microtraumatismes que constituent les bruits inutiles, l’éclairage défectueux, et à suivre les règles d’une bonne hygiène. (V. Ergonomie.)