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Guerre

Lutte entre peuples (guerre étrangère) ou entre partis (guerre civile). — Ses causes sont d’après les théories freudiennes, d’origine individuelle : en chacun de nous il existe une agressivité latente, qui trouve un débouché socialement acceptable dans la guerre. Mais cette théorie paraît insuffisante, car la guerre, bien que largement répandue, n’est pas universelle : il existe des peuples qui n’ont jamais combattu (Hobhouse). D’autre part, chez ceux qui la pratiquent, on a pu l’expliquer par d’autres mobiles, tels que le jeu, la recherche du prestige (Indiens des plaines), les besoins religieux (s’approprier des victimes sacrificatoires) ou économiques (s’emparer des biens du voisin). La guerre est une absurde institution sociale, un moyen de parvenir à une fin. Dans notre société, elle repose surtout sur des facteurs économiques. Lorsque ses conditions de vie sont mauvaises et que la propagande de ses dirigeants amène une nation à considérer un autre peuple comme la cause principale de ses frustrations, l’agressivité se fixe sur celui-ci, et les risques de conflit s’accroissent dangereusement. Cependant, ce ne sont jamais les peuples qui déclenchent la guerre, mais toujours les chefs d’Etat, qui la considèrent parfois comme nécessaire pour éviter de graves crises intérieures dans leur pays. De nos jours, les dangers d’une destruction atomique totale sont tels que l’on assiste à une solidarité nouvelle entre les nations (ligne rouge entre Washington et Moscou, livraison de blé américain à la Russie), décidées à tout mettre en oeuvre pour empêcher une conflagration funeste.