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Habituation

Familiarisation consécutive à la répétition d’un stimulus. — Il s’agit d’un phénomène, très général et vital, d’accoutumance d’un organisme à certaines excitations sensorielles répétées, auxquelles il ne réagit plus, car elles ont perdu leur signification. Par exemple, Si l’on fait tomber une goutte d’eau sur la corolle d’une anémone de mer, celle-ci se contracte, mais, à la vingtième excitation, elle ne réagira plus. L’habituation correspond à un niveau élémentaire d’apprentissage. habitude, disposition relativement stable acquise par l’expérience. -L’habitude s’acquiert par la répétition, sans cesse améliorée, d’éléments de l’ensemble que l’on souhaite obtenir. Celui qui s initie a la pratique du judo, par ex., commence par reproduire, segment par segment, le mouvement que le professeur vient d’analyser. En s’exerçant régulièrement, il parvient à exécuter la < prise efficace. Celle-ci n'est pas la juxtaposition des mouvements élémentaires, mais leur réorganisation harmonieuse. Cependant, la répétition n'est pas la seule condition de l'habitude. Pour que celle-ci s'établisse, il faut que l'organisme s'y prête, qu'il soit mûr pour la recevoir : un enfant ne peut apprendre à marcher ou à écrire que s'il a atteint un certain niveau de maturation. La fonction de l'habitude, née de l'effort, est économique : elle libère la conscience vigile d'un grand nombre de tâches susceptibles d'être automatisées (s'habiller, conduire un véhicule...). Elle présente pourtant un danger, celui d'appauvrir l'être humain, de le figer dans un réseau d'automatismes, de scléroser son esprit et son affectivité, de le transformer en âme morte s (Ch. Péguy). [V. apprentissage, maturation.]