«

»

Hérédité

Transmission des caractères physiques et psychiques des parents à leurs descendants. — Depuis les travaux de Naudin et Mendel, on sait que les caractères héréditaires sont transmis par l’intermédiaire des chromosomes (organismes observables au microscope, qui se trouvent dans les cellules reproductrices). L’étude de l’hérédité humaine est possible par la confrontation des jumeaux et l’établissement d’arbres généalogiques. Par ex., en suivant systématiquement, depuis leur naissance, les célèbres quintuplées canadiennes Dionne, on mit en évidence le parallélisme remarquable de leur développement. D’autres auteurs, Newman, Freeman et Hoîzinger, étudiant dix-neuf couples de jumeaux vrais (c’est-à-dire issus d’un seul ovule fécondé), élevés séparément depuis leur première enfance dans des milieux différents, constatèrent l’identité de leurs niveaux intellectuels et de leurs aptitudes motrices. Dans la famille de J.-S. Bach, envisagée sur cinq générations, on relève la présence de quinze compositeurs de talent. Ces observations sont en faveur de la transmission héréditaire des aptitudes (intelligence, don musical, etc.). En ce qui concerne certaines affections mentales, le risque de maladie passe de i à 20 p. 100 pour les sujets qui ont des proches parents malades. Mais l’évolution de l’être humain ne dépend que partiellement de son patrimoine héréditaire. Le milieu, l’éducation jouent aussi un rôle très important dans son devenir et il est finalement difficile de dire ce qu’un individu doit à l’un plus qu’aux autres. (V. milieu.)