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Hospitalisme

Ensemble des troubles graves, psychologiques et corporels, engendrés chez les nourrissons par un séjour prolongé en milieu hospitalier. — Malgré l’excellence des soins reçus, les enfants séparés de leur mère n arrivent pas à se développer normalement : leur croissance physique est ralentie, le niveau intellectuel décroît, le langage reste rudimentaire, les troubles caractériels s’installent (anxiété, puis indifférence) et la résistance aux maladies diminue. Les méfaits de l’hospitalisme sont d’autant plus accentués que la séparation survient précocement et qu’elle est plus durable. Ils sont susceptibles, cependant, de disparaître (au moins en partie) avec le retour auprès de la mère ou d’un substitut maternel adéquat. Mais, selon R. Spitz, après le cinquième mois de séparation, les troubles sont fixés irrémédiablement. (V. carence affective, frustration, Spitz [René].)