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JUNG

(Carl Gustav), psychologue et psychiatre suisse (Kesswil, Thurgovie, 1875 – Küsnacht, près de Zurich, 1961). Il fit ses études de médecine à l’université de Bâle. A Zurich, il fut l’assistant d’Eugène Bleuler, puis médecin-chef de la clinique psychiatrique de l’université. Rapidement converti aux théories psychanalytiques de Sigmund Freud, dont il devint, vers 1907, le disciple et l’ami, ce fils de pasteur, rebuté par l’aspect matérialiste des idées freudiennes, se sépara de son maître, après une collaboration de cinq ans, pour fonder une nouvelle « école de psychologie analytique ». Jusqu’en 1946 il occupa la chaire de psychologie médicale, à Bâle, puis fonda à Zurich, en 1948, l’Institut Jung, qu’il dirigea jusqu’à sa mort.
Dans de nombreux ouvrages, il développa ses idées, dont la plus importante paraît être celle de l’inconscient collectif, fondement de l’imagination, commun à tous les peuples à travers les âges, qui se manifeste dans les religions, les mythes et les doctrines ésotériques telles que l’alchimie. Pour vérifier cette conception fondamentale, Jung entreprit une vaste enquête. Il voyagea au Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, au Kenya, en Afrique du Nord, en Orient et en Europe; il étudia les religions primitives et orientales, l’alchimie, et médita sur les œuvres d’écrivains et d’artistes tels que J. Joyce et Picasso. Cette immense recherche confirma l’auteur dans sa croyance en l’existence d’un fonds commun universel, producteur d’ « archétypes », images et symboles indépendants du temps et de l’espace. Parmi ses ouvrages traduits en français, on pourra lire l’Homme à la découverte de son âme, Types psychologiques, Problèmes de l’âme moderne. (V. Symbole.)