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Latéralité

dominance fonctionnelle d’un côté du corps humain sur l’autre. — Celle-ci se manifeste, en particulier, dans la préférence des individus à se servir, électivement, d’un oeil ou d’un membre déterminé pour accomplir des opérations exigeant une certaine précision. Plusieurs hypothèses explicatives de ce phénomène ont été avancées anatomique, fondée sur le fait que l’hémisphère cérébral gauche serait mieux irrigué par le Sang; Sociologique, fondée sur une valorisation sociale de la droite, et, même, Psychanalytique. Mais aucune de ces explications n’est tout à fait satisfaisante. Il n’y a, en effet, pas de différence significative entre les constitutions anatomiques des droitiers et des gauchers, qui se trouvent dans les mêmes proportions dans toutes les races. De plus, de récentes études partant sur la latéralité ont montré que, chez un même individu, la dominance latérale pouvait différer de l’œil à la main ou au pied. On peut rencontrer, par exemple, des sujets gauchers pour l’œil et droitiers pour la main. Dans cette question encore mal connue, il est difficile de faire la part du facteur éducatif et de déterminer celle qui est physiologique. Les individus mal latéralisés éprouvent des difficultés particulières à coordonner leurs mouvements, à organiser leur activité temporo-spatiale et surtout, quand ils sont écoliers, à se servir du langage parlé ou écrit. (V. dyslexie, gaucherie.)