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maternel (instinct)

L’attachement de la mère à sa progéniture a été étudié expérimentalement. Par une série de travaux sur les rats blancs, Warden a montré que cette tendance est généralement plus forte qu’aucune autre (soif, faim…). Selon P. T. Young, le comportement maternel s’expliquerait, en grande partie, par la nécessité où se trouve la mère de décongestionner ses glandes mammaires douloureuses en allaitant ses petits. Mais d’autres facteurs interviennent encore dans ce comportement. Pour étudier l’influence supposée des hormones, on a procédé à l’implantation du lobe antérieur de l’hypophyse chez des rats mâles adultes, déterminant ainsi une conduite maternelle typique, avec construction de nids, léchage des petits, etc. Dans l’espèce humaine, à côté des causes biologiques et physiologiques, il en est d’autres, psychosociales, qui jouent un rôle indéniable dans cette conduite. Chez certaines peuplades primitives où les pères consacrent une grande partie de leur temps à donner des soins aux enfants (chez les Manus, de la Nouvelle-Guinée, observés par Margaret Mead, par ex.), on constate que les filles se désintéressent des poupées qu’on leur offre, abandonnant aux garçons ces « jeux masculins ». (V. instinct.)