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Moi

Personne consciente et affirmée. — La conscience de l’unité personnelle s’édifie avec la croissance. A la fin du premier trimestre de sa vie, le nouveau-né utilise ses mains pour explorer le monde extérieur et aussi son propre corps, qu’il commence à découvrir. Ainsi s’établit une première distinction entre le moi et le milieu que le sevrage va rendre plus évidente. Vers deux ans, si on le met devant un miroir, il se sourit sans réaliser qu’il s’agit de lui. Ce n’est qu’un an plus tard qu’il commence à se servir du pronom je ou moi et à s’opposer à autrui pour le seul plaisir d’affirmer sa personnalité. Par la suite, le moi continue de s’élaborer, sous la double influence de la maturation et des conditions socioculturelles et affectives. — Dans la terminologie psychanalytique, le moi s (traduction de das Ich en allemand) désigne le siège et l’ensemble des motivations et des actes d’un individu qui conditionnent son adaptation à la réalité, satisfont ses besoins et résolvent les conflits dus aux désirs incompatibles. Dons les actes de la vie courante, cette fonction s’exerce sur les plans conscient (processus intellectuels) et inconscient (en mettant en jeu ses mécanismes de défense). Le moi névrotique est faible; il est incapable de résoudre les conflits intérieurs de la personne (exigences pulsionnelles opposées à la conscience morale ou à la réalité), ce qui l’angoisse et la conduit à adopter toutes sortes de comportements paradoxaux (rites obsessionnels, suicide, etc.). [V. ça, défense (mécanismes de), Sur-moi.]