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Moral

Etat d’esprit, susceptible de varier depuis le découragement jusqu’à la confiance exagérée. – Cette nation se rencontre surtout en psychologie militaire et en psychologie industrielle. Le moral du travailleur est conditionné par la cohésion du groupe de travail auquel il appartient la fierté d’appartenir à une certaine collectivité laborieuse suscite des dispositions d’esprit favorables. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les psychologues et les psychiatres se sont particulièrement attachés à l’étude du moral des papotions civiles, soumises à la propagande radiophonique ennemie, et surtout à celle du moral des combattants. Une enquête portant sur quatre cents compagnies fut dirigée par le colonel Marsall : elle révéla que plus des trois quarts des soldats n’utilisaient pas leurs armes sur le terrain, leur absence de combativité étant provoquée par la peur du danger réel et l’angoisse née d’un sentiment d’infériorité ou de culpabilité. Afin de réduire cette anxiété, les spécialistes de l’action psychologique multiplièrent non pas les exercices et les manœuvres (toujours artificiels, sinon ludiques), mais… les conférences. En anticipant sur la réalité, en décrivant et en inventoriant minutieusement les dangers du front auxquels choque soldat s’efforçait de ne pas penser, ils diminuèrent les effets de l’anxiété et fortifièrent le moral des combattants. Par ailleurs, ils créèrent à ses groupes à forte cohésion en appliquant les tests sociométriques aux petites unités combattantes, telles que les équipages de sous-marins et d’avions, les commandos, etc.