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Mort

L’idée de la mort suscite, généralement, de l’anxiété. Elle signifie la perte irremplaçable de l’individualité, l’anéantissement de soi; elle angoisse d’autant plus qu’elle est la conscience d’un néant inconcevable. L’horreur de la mort est cependant fonction du prix que l’on attache à la vie; dans certains cas, elle peut disparaître tout à fait et la mort peut même devenir désirable. Des groupes entiers d’indigènes de Polynésie, de Mélanésie, de Tasmanie s’éteignirent en une génération, à la suite de la colonisation blanche ayant perdu leur indépendance et leur culture, ils n’avaient plus de raison de vivre. Si la mort d’une personne est ressentie, habituellement, par ses proches, comme une perte irrémédiable, suscitant le chagrin, souvent la névrose, voire parfois la mort, elle est dans certaines sociétés (Esquimaux, indigènes des îles Fidji) l’occasion de réjouissances : les membres de ces sociétés sont convaincus qu’il existe une vie au-delà de la mort, plus heureuse que celle-ci. (V. religion.)