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Les pièges à éviter lorsqu’on adresse une critique

Nous vous proposons tout d’abord de faire le point sur les pièges à éviter dans ce type de situation.

1)  Le cadre du blâme (ou les questions à éviter) :

De façon assez classique lorsqu’un responsable adresse une critique à l’un de ses collaborateurs, il a tendance à le considérer comme «coupable » et à le « sermonner ». Il met en œuvre dans ce cas ce que l’on appelle le « cadre du blâme » :

– Pourquoi avez-vous ce problème ?

– Est-ce que c’est si grave que cela ?

– Comment avez-vous fait pour en arriver là ?

– À qui la faute ?

Les collaborateurs, quant à eux, réagissent à ce type de situation, en mettant le plus souvent en œuvre l’un ou l’autre de ces deux comporte­ments :

– l’agressivité en retour (le ton monte),

– la soumission stratégique (je ne dis rien mais je n’en pense pas moins).

S’il est évident qu’aucune de ces réactions n’est efficace, soulignons cependant que la responsabilité est partagée. La manière dont vous adressez la critique joue en effet un rôle important dans la réaction de votre collaborateur : « Le comportement de l’autre est une réponse à mon propre comportement. »

2) La généralisation (ou les quatre mots à éviter) :

Lorsqu’un responsable adresse une critique à l’un de ses collabora­teurs, il a souvent tendance à vouloir donner du poids à ses propos en généralisant le comportement en cause, en utilisant les mots suivants :

– jamais,

– encore,

– toujours,

– rien.

Exemple : « Monsieur Sofiane, vous êtes encore en retard ! »

Ces quatre mots ont tendance à provoquer, en retour, une « poussée d’adrénaline » de la part du collaborateur.

Si vous voulez adresser une critique de façon efficace, évitez de rechercher le coupable, de généraliser, et faites en sorte d’être constructif dans cette situation.