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La sous-traitance externe et l’externalisation

La sous-traitance externe correspond à une extériorisation non seulement juridique mais également physique de l’emploi. Une partie de l’activité de l’entreprise est réalisée à l’extérieur par un sous-traitant. L’entreprise confie à l’extérieur une partie du processus de production ou la production nécessaire pour faire face à une pointe de la demande.

 Les deux entreprises relèvent de la même convention collective. Mais celle-ci ne fixant en général que des minis, l’entreprise donneuse d’ordre peut donc trouver dans le recours à la sous-traitance un moyen de réduire ses coûts salariaux. Par ailleurs, c’est l’entreprise sous-traitante qui supporte principalement les fluctuations conjoncturelles.

 AVANTAGES ET LIMITES DE L’EXTÉRIORISATION

 Le développement de la concurrence internationale, l’évolution technique, les aléas ont imposé aux entreprises des mutations importantes.

 Pour faire face, les employeurs ont recherché une meilleure rentabilité, activité par activité, service par service. L’autonomisation des fonctions de l’entreprise a conduit à s’interroger sur la rentabilité de telle ou telle activité non essentielle au métier de l’entreprise et dont la gestion relève de compétences spécifiques.

 Ainsi, s’est développé un mouvement, inverse de celui de l’intégration des décennies précédentes, de rejet vers l’extérieur d’activités spécifiques ou discontinues.

 Le souci d’optimisation des frais de personnel a également conduit les entreprises à réduire le noyau stable des salariés permanents. La recherche de la flexibilité et le déve­loppement de la législation sociale et des garanties conventionnelles ont accentué le phénomène.

 À terme, l’extériorisation de l’emploi et la diversification des statuts remettent en cause l’entreprise traditionnelle en tant que structure sociale d’accueil. Le désintérêt des salariés pour l’entreprise peut développer des attitudes d’indifférence au travail.