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Les départs en cours de période d’essai

Ces départs peuvent être à l’initiative de l’employé ou de l’employeur au cours de la période d’essai. La caractéristique essen­tielle de la période d’essai est de permettre de se séparer sans préavis ni indemnité. Lorsque la période d’essai est longue, un préavis de rupture peut être prévu. Si la rupture a été faite dans l’intention de nuire, des dommages et intérêts peuvent être obtenus.

1) Cause réelle et sérieuse :

Absences expliquées par des rendez-vous fictifs.

  • Insuffisance professionnelle.
  • Erreurs, retards et négligences dans le travail ayant provoqué un état de tension dans l’entre­prise.
  • Attitude injurieuse du salarié.
  • Rixe avec un autre travailleur.
  • Conflit opposant un cadre au personnel et créant une situation de nature à compromettre la marche de l’entreprise.
  • Désaccord sur l’exercice des fonctions du salarié mettant en cause le pouvoir de direction du chef  d’entreprise.
  • Refus de retarder son départ de quelques minutes.
  • Salarié expatrié déclaré persona non grata à l’étranger.
  • Habillement anormal, susceptible de susciter un trouble chez le personnel,
  • Pointer pour un autre salarié.
  • Commentaires pessimistes auprès de la clientèle.

2) Cause non réelle et sérieuse :

• Refus isolé d’effectuer un travail inhabituel de qualification très inférieure aux fonctions exer­cées.

• Lenteur d’un salarié, tolérée pendant plusieurs années.

• Retards peu fréquents.

• Absences justifiées.

• Incompatibilité d’humeur sans incidence sur le comportement professionnel du salarié.

• Refus d’une modification du contrat de travail.

• Refus de conduire un véhicule en mauvais état.

• Refus de travailler dans un local insuffisamment chauffé.

• Insuffisance de résultats quand les objectifs sont irréalisables.

• Absence pour deuil familial.

La maladie est une simple cause de suspension. Elle entraîne d’autant la prolonga­tion de l’essai.