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La régulation de l’absentéisme et politique d’emploi

L’absentéisme signifie la non présence au travail, une diminution plus ou moins volon­taire de la part de l’individu de son temps de travail. Il y a donc l’expression d’une déci­sion individuelle qui se traduit par un comportement ayant ou non pour objet de diminuer le temps réglementaire de travail : ainsi, l’employé qui vient au travail avec une grippe et celui qui reste chez lui. Le représentant qui arrête sa prospection à 15 heures, le cadre qui prend trois heures pour déjeuner, l’employé qui s’absente sur son lieu de travail, en se promenant dans les locaux, en prenant un café, en réglant ses problèmes administratifs personnels sont des cas de comportement d’absentéisme diffi­ciles à appréhender et plus encore à mesurer.

Cet absentéisme est-il répréhensible ou préjudiciable à l’entreprise? N’est-il pas seulement une activité régulatrice dans l’acti­vité globale des salariés qui n’existe que pour pallier une carence des relations humaines dans l’entreprise quand il ne fait pas partie de ce mode de gestion : présence d’une cafétéria, par exemple. De la réponse apportée à ces questions dépend l’intérêt de mesurer ces comportements.

Pour appréhender le comportement d’absentéisme, trois critères essentiels sont utilisés :

– des indicateurs de mesure ;

– l’analyse des motifs ;

– le chiffrage des coûts.