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La politique de l’emploi à court terme : Les variations saisonnières

Dans les secteurs d’activité où la demande connaît des variations saisonnières, la régu­lation est généralement assurée par les fluctuations des stocks.

Cependant, les stocks créent des risques (en cas de ventes moindres ou différentes) et des coûts (financer les valeurs d’exploitation). Le besoin de souplesse, de rapidité de réaction face aux évolutions de la demande conduit à rechercher d’autres moyens.

Certains secteurs ont une activité saisonnière dépendant de leurs approvisionnements (agroalimentaire, par exemple). Dans d’autres cas, la demande n’est pas stockable dura­blement. 11 faut produire vite pour y répondre.

Les heures supplémentaires et l’embauche de travailleurs saisonniers constituent traditionnellement les moyens de répondre aux fluctuations saisonnières. Le noyau stable est complété pendant la saison.

En matière d’adaptation aux variations saisonnières, les mesures relèvent de la flexi­bilité externe ou interne.

Flexibilité externe : recrutement de CDD, recrutement de stagiaires, de saisonniers.

Flexibilité interne : modulation des horaires, utilisation du temps partiel annualisé, heures supplémentaires, annualisation.

2.1) Flexibilité interne :

Dans ce contexte, le plan d’action d’adaptation aux variations saisonnières peut compter un dosage de ces trois modalités :

– recours au temps partiel annualisé, en proposant cette formule aux temps pleins intéressés, notamment dans le cadre de la retraite progressive, ou aux nouveaux recru­tés. La limite de cette formule tient principalement au faible nombre de candidats susceptibles d’être intéressés ;

– modulation du temps de travail sur l’année. Ainsi, en haute saison les horaires peuvent être de 5 jours x 8 heures, soit 40 heures par semaine sur douze semaines, et de 28 heures (4×7) pendant dix semaines en basse saison, soit une moyenne de 35 heures ;

– utilisation d’heures supplémentaires rémunérées sous forme de journées de repos en période creuse.

La DRH veille également à répartir, en fonction de la saisonnalité :

– la programmation des congés payés ;

– la programmation des actions de formation ;

– la programmation des arrivées et des fins de contrats.

2.2) FLEXIBILITÉ EXTERNE :

Le recours à des contrats à durée déterminée est possible. Il est également fréquent d’utiliser les stagiaires pour faire face aux pointes saisonnières, en particulier lorsque la période de haute activité correspond à une forte demande de stages d’exécution (été).