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Conclusion de l’entretien : La synthèse des résultats et la décision

L’étape des entrevues étant terminée, l’analyse des résultats effectuée et les tests s’avérant concluants, il ne reste plus qu’à prendre une décision. Choisir un candidat peut se faire de différentes manières. Allez-vous passer au vote ? Le choix du candidat reposera-t-il sur les épaules d’une seule personne ? Laquelle de ces personnes est la plus apte à sélectionner le bon candidat: le patron, le supérieur immédiat, le chef de division ou du département, le spécialiste en ressources humaines ou bien la secrétaire? Selon le vote populaire et les innombrables démarches effectuées, il semblerait que chaque personne mentionnée soit capable de faire un choix judicieux.

Nous observons fréquemment ceci: les avis combinés de deux ou trois indi­vidus constituant un noyau décisionnel. Etes-vous surpris par le choix de la secrétaire? Nous étions, nous aussi, sceptiques au début; pourtant, les employés qui sont en place depuis longtemps connaissent bien les besoins de l’entreprise. Comme la secrétaire est le « centre nerveux » du bureau (elle est en contact avec tous les docu­ments que le patron doit lire, signer, accepter), elle peut fort bien glisser quelques mots à l’employeur en faveur ou non du candidat. Vous demandez bien à votre secrétaire si tel mot, telle tournure de phrase sont exacts, de filtrer vos appels et même d’y répondre, de rédiger votre correspondance, et de prendre certaines décisions. Alors consultez-la sur tel candidat et montrez-vous attentif à son avis!

Le contremaître d’atelier est aussi un autre bon exemple. Celui-ci connaît très bien le fonctionnement de la machine M. Il est donc en mesure de vous définir, avec exactitude, quel genre d’ouvrier est le plus adapté au poste à pourvoir. Il ne participera peut-être pas nécessairement aux rencontres d’évaluation, mais ses explications, ses références, ses connaissances et son expérience renseignent adéquatement sur les exigences de l’emploi. Il est donc susceptible, lui aussi, d’influencer le choix du candidat.

Lorsque vous êtes prêt à rendre votre décision, dites-vous bien qu’il est très difficile de faire marche arrière. Dans un premier temps, vous établissez par exemple que les candidats « A » et « B » est ex æquo. À la suite des tests, vous pouvez établir que « B » est le numéro un et que « A » est bon deuxième. Vous choisissez alors « B ». L’important ici est de savoir qu’il existe un numéro un et d’être certain de l’avoir bien identifié.