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يوليو 03

Socialisation de l’adolescent

La transition de l’état de dépendance infantile à l’état d’autonomie affective et sociale de l’adulte se négocie d’abord dans le milieu familial.

C’est dans ce contexte que la psychanalyse, à partir d’A. Freud, situe la crise d’adolescence, déclenchée par le réveil des pulsions que provoque la maturation sexuelle.

Selon cette approche, au moment de la puberté, dans une répétition de la période sexuelle enfantine, se réactive la situation oedipienne.

Les perturbations et inadaptations transitoires de l’adolescent résultant du conflit entre un ça relativement fort et un moi relativement faible, sont conçues comme normales et même nécessaires pour un développement ultérieur plus équilibré.

L’issue de la crise est marquée par l’abandon des anciennes identifications parentales (l’adolescent doit en faire son deuil), l’élaboration de nouveaux mécanismes de défense et le renforcement des activités autonomes du moi qui mènent, entre autres, à une diversification des relations avec autrui.

Quelle que soit l’approche que l’on prenne, il est clair qu’à l’adolescence l’enfant doit abandonner le mode de rapport qu’il avait jusqu’ ici avec ses parents, et en construire un autre dans lequel l’autonomie et l’identité des partenaires seront pleinement reconnues.

La conduite des parents doit se modifier en conséquence, aussi bien du point de vue de l’expression des affects que pour ce qui tient à leur rôle en tant qu’agents de socialisation.

Cette transition ne va pas sans conflits. Mais ceux-ci ne prennent pas toujours l’allure dramatique que peut suggérer une généralisation des observations faites par les cliniciens dans leur pratique.

En même temps que ses relations avec la famille changent, l’adolescent s’ouvre à un monde beaucoup plus large dans lequel les camarades vont prendre une place très importante.

Les groupes de camarades de même âge constituent dans cette période de puissants agents de socialisation dont les fonctions sont plutôt complémentaires qu’opposées à celles du groupe familial.

Ils facilitent, en effet, le développement des relations amicales, très investies à l’adolescence, et l’expérience de l’intimité ; ils stimulent les identifications réciproques et contribuent ainsi au remaniement de l’identité personnelle et sociale ; ils donnent enfin aux adolescents la possibilité d’expérimenter des rôles et des situations sociales qui s’inscrivent dans une dialectique du « faire » et de l’« interdit » relativement autonome par rapport à l’ordre institutionnel.

Autre agent de socialisation, l’école, d’une part crée des conditions propices à la constitution et au fonctionnement des groupes de camarades, et d’autre part stimule, ou devrait stimuler, la confrontation avec les statuts professionnels adultes.

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