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AGRIPPEMENT

Réaction primitive réflexe de la main à des stimulations tactiles, par la-quelle un bébé saisit un objet.

C.M. Twitchell, qui les a particulièrement étudiées, distingue les réactions d’agrippement des réactions d’évitement.

Toutes apparaissent très précocement, évoluent avec l’âge puis disparaissent.

Leur interaction joue un rôle décisif dans la genèse de la préhension volontaire. (!ÉVITEMENT.) Twitchell subdivise les réactions d’agrippe-ment en deux :
1. la réponse traction, observable jusqu’à environ 7 semaines.

Une traction passive du bras et de l’épaule entraîne la fermeture de la main et une flexion de toutes les articulations du membre intéressé ;
2. le réflexe d’agrippement proprement dit, qui débute vers 2 semaines.

Une légère pression de la paume de la main facilite simplement la réponse traction.

Puis, vers 4 semaines, une pression plus locale, entre le pouce et l’index, déclenche la flexion de ces deux doigts, suivie de celle de toutes les articulations de la main.

Un peu plus tard, la pression de n’importe quelle partie de la paume est efficace, la main serre l’objet touché (par exemple, l’index d’un adulte), et la prise est assez vigoureuse pour permettre de soulever le bébé.

Un fractionnement du réflexe se développe à partir de la 16e semaine, marqué par une indépendance progressive des doigts, chacun d’eux pouvant se plier isolément en réponse à une stimulation localisée sur sa face interne.

Le réflexe d’agrippement persiste jusqu’à la fin de la première année.