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ALCOOLISME

1. Dépendance à l’égard de l’alcool et ensemble des manifestations patho-logiques dues à cette dépendance.

2. Perte de la liberté de s’abstenir d’al-cool (P. Fouquet).

En 1849, un médecin suédois, M. Huss, ayant observé que de nombreuses affections gastro-entérologiques, neurologiques, psy-chiatriques, cardiologiques étaient mani-festement liées à l’absorption inconsidérée d’eau-de-vie de haut degré alcoolique, créa le mot alcoolisme, désignant ainsi le com-mun dénominateur de cette pathologie si diverse.

Le terme en usage jusqu’alors était ivrognerie.

Ce nouveau mot en « isme » avait l’avantage de ne plus véhiculer, ou tout au moins de minorer la charge affective qui rejetait les ivrognes dans le domaine du péché.

Ce « vice », longtemps considéré par les classes dirigeantes comme l’apa-nage des classes laborieuses, fut d’abord rapporté à la consommation excessive des seules boissons distillées, alors que les boissons fermentées (vin et bière) étaient volontiers réputées « hygiéniques » et sans danger.

Ce n’est guère qu’après la Seconde Guerre mondiale que la notion d’alcoo-lisme comme maladie prévalut, que des
recherches objectives furent entreprises et que des échanges internationaux, avec la participation de l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.), furent instaurés.