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يوليو 04

ALCOOLOGIE MÉDICO-SOCIALE

L’élaboration d’un ensemble de textes lé-gislatifs et réglementaires est contempo-raine de l’évolution des idées concernant l’alcoolisme à partir de 1950.

Les causes économiques sont visées dans la mesure où la surproduction favorise la surconsom-mation, d’où tentatives de limitation du vignoble, abolition progressive du privi-lège des bouilleurs de cru, contingente-ment des débits pour ralentir la distribu-tion et freiner la publicité.

La loi de 1954 a institué une procédure (trop complexe) pour inciter les alcooliques dangereux à se soigner, mais en même temps et pour la première fois a créé des établissements de soins, centres de 100 lits ou sections de 25 lits.

L’application reste insuffisante.

Le Haut Comité d’étude et d’information sur l’alcoolisme a été créé la même année.

À partir des années 1970, le ministère de la Santé a créé des centres dits « d’hygiène ali-mentaire » (en fait centres alcoologiques de prévention et de soins), à l’initiative d’un médecin de la S.N.C.F., le Dr Le Go.

Par décret du 30 décembre 1998, ces C.H.A.A. sont devenus des C.C.A.A (centres de cure ambulatoire en alcoologie).

En 1998, plus de 200 centres de cet ordre étaient répartis sur le territoire français.

La plupart d’entre eux sont gérés par l’A.N.P.A. (Association nationale de prévention de l’alcoolisme), qui a succédé au Comité national de lutte contre l’alcoolisme.

De nombreuses enquêtes, tant en France qu’à l’étranger, montrent le rôle de l’impré-gnation alcoolique sur les accidents de la route.

Dès 1955, des mesures ont été prises pour tenter d’enrayer l’hécatombe routière (jusqu’à 16 000 morts et 300 000 blessés en 1976).

Les études les plus précises ont été menées en France par C. Got à l’hôpital de Garches : près de 40 % des accidents mor-tels sont en corrélation directe avec une alcoolémie supérieure au taux légal de 0,5 g d’alcool pur par litre de sang.

Plus de 4 000 morts par an sont ainsi directement liées à l’alcoolisation des conducteurs. (précisons que les femmes sont 3,4 fois moins souvent responsables que les hommes d’accidents mortels avec une alcoolémie illicite).

Une série de nouvelles lois ou décrets tentent de maîtriser le phénomène, mais ils restent d’une application difficile malgré les pro-grès récents en matière de dosage d’alcool dans le sang (à l’Alcootest a succédé l’éthy-lomètre). [!ALCOOLÉMIE.]

Dans le domaine de la prévention, bien des efforts sont accomplis au niveau des indi-vidus et de l’opinion. Tâche ingrate mais nécessaire, la prévention n’a pas encore trouvé ses bases scientifiques (en particu-lier épidémiologiques), tandis que ses effets réels sont difficiles à mesurer.

La méde-cine du travail correspond à un  ystème de médecine préventive placé sous le double contrôle des bénéficiaires (comité d’entre-prise) et de l’État (inspection du travail).

L’examen périodique des salariés permet de dépister les sur consommateurs et les alcooliques, et de prévoir certains accidents (changements de poste).

Dans certaines en-treprises, la médecine du travail, en accord avec les groupes néphalistes corporatifs, peut jouer un rôle actif dans l’information et la prévention.

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