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PSYCHAN

Ensemble des manifestations réelles ou fantasmatiques de la pulsion d’agression.

La conception freudienne de l’agressivité a évolué parallèlement à la théorie des pulsions.

Dans un premier temps, S. Freud se refuse à reconnaître, comme A. Adler l’y invite dès 1908, derrière les conduites agressives l’oeuvre d’une pulsion spécifique.

Cette spécificité ne ferait que recouvrir à ses yeux celle de toute pulsion : une poussée contraignante qui doit surmonter les obstacles.

Cette vue sera sensiblement modifiée avec l’introduction, en 1920, de la pulsion de mort ; Freud rend alors compte du sadisme par la partie de la pulsion de mort mise directement au service de la pulsion sexuelle, et du masochisme érogène par une autre partie de la pulsion de mort qui reste dans l’organisme, où elle est liée à la libido par l’excitation sexuelle.

Dans la perspective de Freud, la pulsion d’agression apparaît donc comme l’expression même de la pulsion de mort tournée vers l’extérieur (!ACTING-OUT).J. Lacan se place dans une perspective quelque peu différente (l’Agressivité en psychanalyse, 1948, dans Écrits, 1966) puisqu’il émet l’hypothèse d’une agressivité qui serait liée « à la relation narcissique et aux structures de méconnaissances et d’objectivation systématique qui caractérisent la formation du moi » ; ce n’est que par l’identification oedipienne que cette agressivité pourra être dépassée.