«

»

RÉALITÉS ET AMPLEUR DU PHÉNOMÈNE ALCO-OL-ALCOOLISATION-ALCOOLISME

Pendant longtemps, les conséquences indi-viduelles et collectives de la consommation d’alcool ont été mal connues et délibéré-ment sous-estimées ou, à l’inverse, majo-rées de façon occasionnelle.

Aujourd’hui, en France, l’Association nationale de pré-vention de l’alcoolisme (A.N.P.A.) publie chaque année des informations fiables concernant la production (par catégories : vin, bière, cidre, rhum, etc.), la distribution (nombre de débits), le nombre d’emplois présents dans l’ensemble des activités relatives à l’alcool, le coût de l’alcoolisme pour les finances de l’État et celles de la Sécurité sociale, la mortalité (3e cause de décès en France après les maladies cardio-vasculaires et les cancers), la morbidité (environ 2 à 2,5 millions d’alcooliques en France, dont 25 % de femmes, avec presque autant de surconsommateurs, individus à haut risque sur le point de devenir d’au-thentiques malades alcooliques).

On sait aussi que l’absentéisme par arrêt de travail pour maladie (de 2 à 4 fois plus élevé chez les alcooliques que dans le groupe témoin pris en compte), les changements de poste (dans 40 % des cas) ou les incidences ju-ridiques (19 % de toutes les infractions confondues) font partie des conséquences collectives ou individuelles de la consom-mation pathologique.