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Traitement

Outre les cas où elle s’inscrit dans une maladie psychiatrique avérée, qui a son traitement propre, l’agressivité peut nécessiter,en tant que telle, une intervention thérapeutique.

Celle-ci devra souvent associer différents niveaux d’action.

Les chimiothérapies peuvent avoir ici une place tout à fait justifiée : certaines situations d’urgence nécessitent un traitement sédatif par des tranquillisants.

Dans une perspective plus préventive, des traitements sont maintenant utilisés de façon spécifique comme agressivolytiques : l’efficacité des thymorégulateurs (lithium-car-bamazepine) dans cette indication paraît désormais établie. Celle des antidépresseurs sérotoninergiques reste plus hypothétique.

Différentes psychothérapies peuvent être indiquées : les thérapies comportementales permettent de modifier assez rapidement des comportements ; les thérapies analytiques offrent une appréhension plus globale des mécanismes en jeu ; mais la dimension relationnelle du problème incite à privilégier, dans toute la mesure du possible, les prises en charge élargies (familiales, de groupe).

Enfin, des interventions sociales pourront parfois s’avérer essentielles : amélioration des conditions de vie, tentatives de médiation lors de conflits, actions pédagogiques visant à renforcer, en les valorisant, les attitudes de tolérance, de compréhension, etc., dérivation de l’agressivité vers des situations symboliques (fêtes, jeux, sports, etc.).