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ANALGÉSIE

Suppression de la douleur.
L’analgésie n’est pas une anesthésie : la sensibilité discriminative subsiste tandis que les messages nociceptifs sont atténués, voire supprimés.

L’analgésie peut être réalisée de façon endogène ou exogène.

Parmi les mécanismes endogènes, il faut mentionner :
1. l’effet inhibiteur des messages cutanés véhiculés par les fibres de gros calibre sur les relais spinaux des afférences nociceptives
2. l’activation de divers noyaux du tronc cérébral (substance grise périaqueducale, noyau raphé magnus) soit artificiellement par stimulation électrique, soit naturellement par les afférences douloureuses diffuses qu’ils reçoivent ; ces noyaux sont l’origine de faisceaux descendants qui inhibent les relais nociceptifs spinaux ;
3. la libération par le tronc cérébral des enképhalines et des endorphines, peptides d’une structure apparentée à celle de la morphine ; ces substances ont un effet inhibiteur direct sur la moelle et renforcent le contrôle de la douleur qu’exercent les noyaux du tronc cérébral.

Parmi les moyens exogènes, on citera l’utilisation d’analgésiques mineurs (par exemple l’aspirine), agissant au niveau des récepteurs à la douleur, ou majeurs (morphine et autres dérivés de l’opium), agissant sur les structures centrales.