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يوليو 25

ANTIDÉPRESSEURS

En 1957 ont été découverts presque simultanément les chefs de file des deux principales familles d’antidépresseurs : l’iproniazide et l’imipramine.

Ces familles se sont enrichies de nombreux composés.

Plus tard sont apparus de « nouveaux antidépresseurs », molécules de deuxième génération, beaucoup plus hétérogènes sur le plan de leur structure.

Les psychiatres français (G. Buisson, J. Delay, P. Deniker et T. Laine) avaient été les premiers à remarquer, dès 1952, l’action antidépressive de l’isoniazide, médicament antituberculeux utilisé en pneumologie.

Cinq ans plus tard, N. S. Kline, notant l’effet activateur d’un antituberculeux de structure voisine, l’iproniazide, sur les sou-ris rendues inertes par la réserpine, put confirmer son efficacité thymoanaleptique chez le déprimé.

Cette efficacité apparaissait d’autant plus grande que la dépression était de type « endogène », survenant sans facteurs déclenchants existentiels, et accompagnée de signes neurovégétatifs marqués.

Les chercheurs américains firent l’hypothèse, encore retenue de nos jours, d’une inhibition enzymatique responsable
de l’effet antidépresseur.

L’iproniazide, comme tous les médicaments du groupe des inhibiteurs de la monoamine-oxydase (I.M.A.O.), empêche la destruction par oxydation des amines cérébrales (noradrénaline, dopamine, sérotonine), dont le taux augmente dans la fente synaptique.

Les composés de ce groupe sont donc définis par le mécanisme supposé de leur effet antidépresseur.

Peu après, le premier antidépresseur tricyclique, l’imipramine, prototype de l’autre grande famille d’antidépresseurs, fut introduit en thérapeutique.

On souhaitait synthétiser un analogue des neuroleptiques.

Le Suisse Kuhn, chargé des essais cliniques, reconnut l’inefficacité de l’imipramine chez les schizophrènes.

Il eut l’idée d’essayer le nouveau produit dans une indication originale : la dépression, pour laquelle on ne disposait pas de traitement en dehors de l’électrochoc.

L’imipramine se montra efficace sans que l’on ait à redouter autant d’effets secondaires dangereux qu’avec les I.M.A.O. Contrairement aux I.M.A.O., qui sont définis par un mécanisme d’action biochimique, les antidépresseurs tricycliques sont caractérisés par leur structure chimique à trois cycles aromatiques.

Il serait plus rigoureux de parler de tricycliques imipraminiques, d’autres composés non antidépresseurs comme les neuroleptiques phénothiaziniques possédant également la même structure tricyclique.

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