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أغسطس 30

APPROCHE MANUELLE

Geste en extension du bras et de la main vers un objet proche, perceptivement localisé.

L’expression a été forgée à deux fins : pour distinguer, chez l’adulte, les phases de mouvement préalables à la prise manuelle proprement dite ; en psychologie du développement, pour rendre compte de conduites considérées, de prime abord, comme intermédiaires entre le réflexe d’agrippement et la préhension organisée.

Située et étudiée, dans un premier temps, entre 2 et 5 mois, l’approche manuelle s’adresse à un objet à courte distance.

Elle n’atteint pas toujours sa cible (le geste peut s’arrêter à proximité de celle-ci), et, quand elle l’atteint, son contact ne suscite pas la fermeture brutale des doigts sur l’objet, qui caractérisait la réaction d’agrippement.

Elle n’aboutit pas non plus, le plus fréquemment, à une saisie manuelle (sans ou avec transport).

L’approche manuelle du nourrisson n’inclut pas de modelage anticipateur de la main ; elle ne réalise pas un pointage précis.

Enfin, les segments corporels qui participent au geste, la commande et l’organisation de celui-ci composent un tableau typique, transformé plus tard dans l’acte de préhension volontaire.

L’approche par la main d’un objet à distance peut être étudiée chez l’adulte et l’enfant, indépendamment de la prise et de la manipulation, dans des tâches de pointage de cible.

On a ainsi pu distinguer, chez l’adulte, deux phases dans le mouvement d’approche : une phase initiale, marquée par une accélération, suivie d’une phase de décélération.

La loi de Fitts et le principe d’isochronie rendent compte de cette organisation séquentielle.

La phase initiale est décrite comme « balistique ».

La direction imprimée à la main, au départ, n’est pas corrigée pendant cette phase rapide.

C’est dans la phase finale, le freinage, que se font les corrections qui permettent à la main d’arriver précisément sur la cible.

La vision de la main en mouvement participe de façon déterminante à cet ajustement final en assurant un guidage* visuel.

Il n’en va pas de même au début de la vie.

En présence d’un objet proche, nettement visible, les mouvements de la main apparaissent erratiques. Ils sont lents, segmentés, faits d’accélérations et ralentissement nombreux.

Le contact avec l’objet ne s’établit que fortuitement et rarement. Toutefois, dans des conditions de situation et des conditions posturales propices, on a pu montrer que le nouveau-né de quelques jours approche un objet à distance de capture (c’est-à-dire dont l’éloignement n’excède pas la longueur du bras semi-tendu) de manière indirecte, par une trajectoire complexe, et que la vision de l’objet influe sur ce mouvement : plus longs sont les temps de fixation sur l’objet, eux-mêmes discontinus, plus la main arrive près de l’objet.

L’approche manuelle apparaît donc comme le fait d’une coordination sensorimotrice parmi les plus précoces, mais rudimentaire.

Même sans fixation, la trajectoire de la main n’est jamais directe, et le mouvement demeure segmenté et globalement lent.

La vision n’en assure pas un guidage.

Le geste d’approche manuel évolue avec l’âge de façon non monotone : la direction du mouvement s’affirme de plus en plus nette et de plus en plus tôt à partir de l’amorce d’une extension du bras.

Sa vitesse augmente jusqu’à une projection balistique, vers 2-3 mois, sans freinage, puis décroît de nouveau.

Bras et main sont d’abord soudés dans le même mouvement, avant que ne se différencie un mouvement propre de la main et qu’on observe une ouverture anticipatrice de celle-ci autour de 4 mois.

À cet âge, où le mouvement aboutit le plus fréquemment à un contact, l’ouverture anticipée de la main n’est pas encore harmonisée à la taille ou à l’orientation de l’objet.

Des différences latérales sont observées dans l’approche manuelle, qui varient selon que l’approche aboutit ou non à une prise d’objet.

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