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سبتمبر 01

ASILE D’ALIÉNÉS

Établissement hospitalier public où étaient traités les malades mentaux ; terme remplacé en France, à partir de 1938, par celui d’hôpital psychiatrique et, plus récemment, par le terme de centre psychothérapique ou de centre hospitalier spécialisé (1968).

C’est la loi du 30 juin 1838 qui fait obligation à chaque département français d’ouvrir un établissement public réservé à l’internement et au traitement des aliénés.

Mais déjà P. Pinel avait conseillé la création de telles institutions, dont Bicêtre pour les hommes, la Salpêtrière pour les femmes, qui représentaient, avec Charenton, les premières expériences parisiennes.

Malgré les réformes proposées par Pinel, et partiellement appliquées, ces institutions n’étaient pas des exemples à imiter, ne serait-ce que par leur trop grande importance et la lourdeur de leur fonctionnement médico-administratif.

Ce que Pinel avait surtout préconisé, suivi dans ce sens par É. Georget, élève de son élève É. Esquirol, c’était l’isolement de l’aliéné pour lui éviter, au moins durant la première partie de la cure de sa maladie, les contacts avec son milieu familial et social, dont il avait bien vu tous les effets pathogènes à la fois sur le déclenchement et l’entretien des troubles mentaux.

Cet isolement est d’ailleurs pour lui la condition essentielle du traitement moral lorsqu’il en expose pour la première fois les principes en 1798.

Mais cette condition va devenir peu à peu l’axe même du traitement : un glissement est perceptible entre les deux éditions du Traité médico-philosophique […], qui deviendra un véritable dérapage sous la plume d’Esquirol dans son mémoire de 1832, où l’isolement est devenu pour lui « un grand moyen de guérison des aliénés ».

Et il est à la fois utile et nécessaire,

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